Souvenirs, confidences, portraits, reflexions moralistes : de mon cinquieme etage parisien, je considere le flot ininterrompu des voitures, laffairement des pietons, sans cesse chasses dun point a un autre. avancer, cest le salut, un seul mot dordre : ailleurs ! la rue, asile dalienes... chaque jour forme une petite vie, chaque heure est une fete, linstant prend une intensite dautant plus aigue quil est precaire. dans larriere-saison reviennent en foule les souvenirs denfance mais jinterroge aussi lactualite, tous ceux que je rencontre sur mon chemin, ecrivains, artistes, tous temoins de lepoque. dialogue sans menagement, jusqua los. dhier a aujourdhui, quelle longue route. loin des villes, petit garcon, je marchais a laube dans la foret et croyais toucher au centre des choses quand je voyais le chevreuil apparaitre dans la clairiere... ces images lointaines et les impressions les plus recentes, je les considere en entrant a fond, dit soljenitsyne, dans ce climat interieur du grand depart ou les evenements prennent une echelle et un relief autres que ceux que nous leur pretons dans le quotidien. bonsoir les hommes dici-bas, adieu les choses de la vie, tout est bien, je descends a la prochaine.